L'Auberge Virtuelle

ForTheDrama

Petit retour sur ma première partie joué sur :
Encore merci à @Matthieu_B pour ce site.

Le contexte :
Moi et un ami, tous deux n’ayant jamais joué à cela (lui découvrait pour la première fois, moi j’avais déjà lu 1 ou 2 au sujet de For The Queen).

Le Scénario choisi : Zombie Apocalypse
Vous faites partie d’un groupe de 9 survivants et prenez la route pour Atlanta où les rumeurs disent que vous pourrez y trouver vivre et sécurité.

En résumé :
Au fur à mesure des cartes les contexte s’est développé ainsi que ce groupe de 9 survivants. Nous avions donc au final :
Mike : le leader du groupe, celui là même qui a donné l’impulsion du départ après qu’il ai été mordu par un mort vivant. Cachant sa blessure au reste du groupe son espoir était de trouver à Atlanta un remède avant que le processus de zombification (qui prend plusieurs semaines) n’ai raison de lui. Pressé par le temps il aura mis à plusieurs reprises le groupes en danger alimentant une certaine défiance à son égard et sa légitimité de leader.
Richard : le chuck norris du groupe. Celui qui part toujours en éclaireur et qui en plus de faire éviter les hordes de zombies revient souvent avec quelques bricoles utiles dans les mains. Celui qui aurait du être chef à la place du chef mais qui est trop respectueux de la hiérarchie pour renverser le leader.
Mamie popote : (Hey, on fait avec l’inspiration qu’on a sur le moment ! :crazy_face:) La grand-mère débordant de sagesse et de bienveillance. Celle qui aime prendre soin des autres plus que d’elle même. Celle qui croit que les mots peuvent aider et apaiser. Devenu la confidente/psychologue/cuisinière du groupe.
Laura : la jeune mère d’un enfant né pendant l’apocalypse alors qu’elle a été marié de force quand les choses on commencés à dégénérer dans l’espoir que son mari, riche et puissant à l’époque, puisse la protéger de tout ça. Elle n’est jamais parvenu à imposer sa volonté et faire ses propres choix, ni avant ni après l’apocalypse.
Le fils de Laura : Et bien… c’est le fils de Laura (son histoire n’a pas été spécialement développé).
Judith : Quelque soit les épreuves qu’elle a du traverser pour survivre pendant ces 4 années d’enfer son esprit n’aura pas survécu. La laissant suivre le groupe plus par charité (du moins, ça c’était la version officiel prôné par Mike le leader qui en réalité profitait de la faiblesse de cette femme pour obtenir d’elle quelques faveurs…) que par utilité elle semble totalement perdue, incapable de communiquer de manière raisonné et sujette à des crises en tout genre.
PJ n°1 : (je réalise que nous n’avons même pas donné de noms à nos personnages…) scientifique avant l’apocalypse, s’il n’est pas LE responsable de tout le merdier dans lequel le monde a glissé il n’y est pas totalement pour rien non plus. D’abord dans une première communauté de survivants, sa femme et sa fille auront été kidnappé alors qu’une partie du groupe s’était absenté à la recherche de vivres. Seul sa plus grand fille (de 7 ans au moment du trajet vers Atlanta) aura su se cacher. Mais trop jeune à l’époque elle n’aura pas pu témoigner de ce qui s’est passé. Finissant par rejoindre le groupe « des 9 survivants » avec sa fille, sa motivation à aller à Atlanta est l’espoir d’y retrouver sa femme et son autre fille puisque le bruit court que la-bas beaucoup de survivants se sont réunies. Il espère également y retrouver le laboratoire où il travaillait et peut-être trouver un antidote. Il dispose d’ailleurs d’une injection d’antivirus mais donc l’efficacité n’est pas prouvé puisque développé pour l’une des premières souche du virus et non pas sa forme actuel. C’est également lui qui s’est rapproché de Laura et entretient une relation avec elle basé sur la ressemblance de leur mésaventure (perte du conjoint).
PJ n°2 : Le looser du groupe. Enfin non « l’esprit libre » selon lui-même. Avant l’apocalypse il n’était qu’un « adulescent » vivant au jour le jour et subsistant principalement par le biais des aides sociales et autre combines lui évitant de devoir trop travailler. Brimé puis rejeté par son père, ancien militaire, qui espérait avoir « un fils, un vrai » sa vie d’avant n’était pas très reluisante. Sa vie « après l’apocalypse » pas beaucoup mieux ceci dit. Survivant tant bien que mal avec son meilleur ami ils auront trouvé refuge dans une maison isolé vivant là pendant des années avec d’autres survivants. Malheureusement les vivres et autre ressources de premières nécessités vinrent à manquer. Pourtant la communauté restait soudé et continuait de croire que sa finirait par s’arranger. Seul lui répétait qu’il fallait partir, s’installer ailleurs. Parvenant à transmettre ses doutes à son meilleur ami ils finiront par quitter cette communauté en pleine nuit emportant avec eux les quelques vivres restants et autres médicament condamnant très certainement ceux restés sur placé. Lors de cette « fuite en avant » le meilleur ami de PJ n°2 se sera blessé et alors qu’ils étaient pourchassé par une foule de zombie il aura lâchement abandonné son ami aux machoires des morts-vivants assurant ainsi sa propre survie. Il semble que son père avait raison, il n’était pas « un homme ». Parvenant finalement à rejoindre le groupe juste avant qu’il ne se mettent en route il accepte de les suivre vers Atlanta avec l’espoir d’y retrouver l’une de ses soeurs, seule personne de sa famille avec qui il avait encore un contacte avec l’apocalypse et aussi (et surtout) parce que aller la-bas avec ce petit monde était toujours mieux que de rester seul à errer.

Voilà pour les personnalités. Pour ce qui s’est passé pendant ce voyage vers Atlanta :
Rapidement PJ n°2 aura remis en question la présence de Judith qu’il juge trop dangereuse pour la survie du groupe.
PJ n°1 débutera sa relation avec Laura au fur et a mesure du voyage.
Mike, le leader, fera prendre des risques au groupe en le faisant voyager avec trop peu de nourriture pour pouvoir affronter sereinement un imprévu. PJ n°2 qui voit Richard comme son idole essaiera de le convaincre de devenir leur leader mais ce dernier ne sera pas réceptif ne voulant apparemment pas de ces responsabilité.
PJ n°2 se montrera dédaigneux également envers Laura qu’il considère comme « un mouton, incapable de prendre ses propres décisions ».
PJ n°2 convaincra finalement Richard de prendre la tête du groupe. Pour que tout se fasse « proprement » un plan sera mis en place : PJ n°2 sabotera les réserves de nourriture alors que Richard fera semblant de revenir d’une patrouille les bras chargé de vivres (alors qu’il l’aura préparé par avance), revenant ainsi tel le sauveur.
Mais avant que cela ne soit réalisé Mike finira par accuser PJ n°1 de leur cacher quelques chose (information révélé par Mamie popote ? Déduction ? Hasard ?) pendant l’altercation alors que crie et gestes quelque peu violent sont échangé Judith en pleine crise d’hystérie finira par se saisir d’un fusil qu’elle braquera sur l’ensemble des survivants. PJ n°2 finira par parvenir à la « maitriser » en la tuant avec son couteau (le seul lègue de son père). Malgré tout, Judith aura eu le temps de tirer sur Mike, le blessant. Il sera abandonné sur place avec juste quelques bandages.
Une nouvelle altercation surviendra à l’approche d’Atlanta. Certains voulant faire les derniers kilomètres d’autoroute surchargé de véhicule à pied pour arriver au plus vite et d’autres préférant garder les véhicule en quittant l’autoroute pour trouver un autre accès. Pris par leur débat le groupe sera attaqué par une horde de zombie et tous prendrons la fuite tant bien que mal. PJ n°2 aidera mamie popote à fuir mais cette dernière bien trop âgé et trop lente lui dira de l’abandonner. Ce qu’il fera à regret (ou pas, vue son passif) mais non sans coller une balle dans la tête de Mamie popote pour lui épargner d’être dévorer vivante par les morts. En parallèle de ça PJ n°1 fuira avec sa fille ainsi que Laura et son fils. Ce dernier, attrapé par un zombi sera sauvé par PJ n°1 qui lui aussi usera de son arme de poing. Trop de temps perdu malheureusement et cette fois c’est Laura qui est attrapé par l’un des rodeur. PJ n°1 tente de la sauver, braquant son arme sur la tête de la chose mais au moment d’appuyer sur la tente la seule chose qui sortira de l’arme est un clic. Laura finira dévoré, hurlant sa douleur aux oreilles des survivants.
Quant à Richard, lui, et bien l’histoire ne dit pas ce qu’il est devenu.

Voilà, désolé pour ce si long résumé (je m’attendais pas écrire tant). C’était une bonne partie même si on a peut-être manqué d’inspiration parfois n’étant qu’à deux cerveaux. En tout cas le thème abordé et les situations suggérés par les cartes étaient géniale, on a tous les deux aimé développer cette histoire. Par contre à signaler que nous sommes parties sur 20 cartes annoncées pour 2 heures mais dans les faits ont en a plutôt pris 3.

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Merci @Soldaar pour ce retour de partie !

Je pense que commencer par Zombie Apocalypse n’est pas simple du tout, donc bravo à vous !
Zombie est encore en playstest et il fait partie des jeux qui demandent le plus de cogiter par la façon dont les questions sont orientées : elles sont très ouvertes.

N’hésite pas à tenter un For the Band, Doing the Job , Pour notre bien aimé leader ou Dernier tour de Piste qui sont peut-être plus simple a prendre en main.

Les autres jeux aussi sont top, mais par exemple dans For The Crown tu as des cartes questions qui t’invitent à improviser une scène, ce qui peut aussi demander pas mal de cogitation à deux joueurs ( un peu à la manière de Fiasco, si tu connais ?).

Encore un immense merci à toi pour ce compte rendu !

Plop @Matthieu_B. Aucun soucis vraiment, ça me fait plaisir ! :smile:

Depuis ce compte rendu on a remis le couvert :

Une Affaire qui fera la Une - 3 joueurs

Zombie Apocalypse - 4 joueurs

Du coup hé, je vais bientôt être un vétéran ! :crazy_face:

Quoi qu’il en soit ça m’a (je dirais même nous car la personne avec qui j’ai joué la première fois était présente à chaque fois et on a pas mal débriefé ensemble) permis de prendre un-peu plus de recule sur le jeu et notre façon de joueur (dont je reste persuadé qu’elle peut être très différente à une autre table).

Pour un retour rapide :

Une Affaire qui fera la Une : Le thème de base m’inspirait peu à titre perso mais c’est aussi ça qui est intéressant, ça oblige à se « tester » un-peu. On a trouvé que les questions étaient franchement bien trouvées et permettaient de faire avancer autant l’histoire des personnages incarnés, leurs relations que « l’affaire » en elle-même. Malgré qu’on soit partie sur une situation un-peu bancale non prévu : Nous incarnions des étudiant en journalisme (nos moyens et notre manière de traiter l’Affaire en a donc été impact) il n’y a pas eu une seule carte qu’on ai pas pu adapter facilement à notre contexte (quand c’était nécessaire). Moi (et l’autre joueur régulier) avons surtout pris du plaisir à voir cette affaire avoir un début, un milieu et une fin. Le fait d’avoir pu clôturer tout ça proprement nous a donné un bon sentiment de « Ok, on est allé jusqu’au bout de l’idée et c’était géniale ! ». Donc si j’aurais un-peu du mal à juger le fond, dans la forme pour moi les cartes étaient fort bien choisie (du moins les 30 sur 40 qu’on a eu) et la carte finale clôture bien la partie.

Zombie Apocalypse : L’ayant maintenant joué deux fois et surtout ayant essayé un autre thème je vais cette fois être un-peu plus critique :innocent:. Ce qui nous a manqué dans cette seconde partie c’est justement ce qui a rendu la partie du scénario « Une Affaire qui fera la Une » intéressante : avoir une fin. J’ai bien eu le sentiment que l’idée creusé ici n’est pas tant le voyage vers Atlanta et l’arrivée la-bas que les relations qui lient ces 9 survivants ensemble mais quand même, il manque « le final ». Je (mon second partenaire régulier de jeu également) pense que c’est dû à la dernière carte dont la question n’est peut-être pas la meilleur. Ça reste un avis très personnel hein :innocent:, mais quand on avance dans le scénario quoi qu’on fasse on en revient toujours à faire un parallèle entre « le nombre de carte restantes » et l’approche de notre destination, Atlanta. Du coup quand vient la dernière carte qui ne fait, grosso modo, que nous faire résumer notre avis sur chacun des autres membres du groupe, on a l’impression de devoir arrêter la partie juste avant la fin. Comme ci il manquait le dernier épisode d’un feuilleton. Cela parce que comme on ne résume que l’aspect relationnel on ne sait pas comment ça se termine « dans les faits ». Arrivons nous à Atlanta ? Qu’y trouvons-nous ? Que deviennent chacun de nos personnages ? Chose que dans le scénario joué précédemment n’arrive pas puisque la dernière question est bien plus complète nous interrogeant sur « Que faite vous de l’affaire ? Quel accueil reçoit-elle ? Quelle tournure prend votre carrière ? ». Il faudrait peut-être une question du genre « Vous arrivez à Atlanta, qu’y trouvez-vous ? Une horde de zombie s’abat sur vous, que faites vous ? ». Quelque chose qui finalement met en avant autant l’aspect social que l’aspect « histoire » qui a été tout autant développé. Pour illustrer cette sensation de « Il manque le point finale à cette histoire » c’est que l’un des joueurs (c’était sa première partie) après qu’on ai tous répondu à la dernière question a demandé « Ah, c’est terminé ? Je croyais qu’il y avait encore une carte. ». Alors peut-être que nous faisons fausse route dans notre interprétation également et notamment ce parallèle entre « l’avancée dans le voyage » et « le nombre de cartes restantes » mais ça me semble assez difficilement évitable au vue des cartes tirés qui mécaniquement, comme elles sont au présent pour certaines, amènent une certaine notion d’avancée dans le temps.

Voilà pour ce retour encore un-peu à chaud. Après, et malgré ce nouveau petit pavé, ces 3 parties ont été vraiment amusantes et du coup j’ai autant aimé les unes que les autres mais pas pour les mêmes raisons :grin:. Et le fait de joueur l’apocalypse à 2 ou à 4 change effectivement pas mal de choses. Le kiff est là mais il est différent.

Et pour ne pas faire un total hors-sujet puisque c’est une section réservé au comptes-rendu, voici celui de la seconde partie d’Apocalypse Zombie.
Désolé pour l’écriture qui ni très juste ni très belle, c’est rédigé un-peu à la va vite pendant ma pause.

L’apocalypse, la fin du monde. La mort est en marche et elle a décidé de faire marcher les morts.

La chute des nations a eu lieu il y a peu de temps, chaque nouvelle journée est une lutte où les survivants doivent s’adapter rapidement à leur nouvel environnement si changeant.

Des groupes se forment ça et là car l’homme est ainsi fait qu’il préfèrera toujours affronter la peur à côté d’un autre homme (tout autant apeuré) que d’y faire face, seul. Parmi ces groupes il y en a un qui s’apprête à partir pour Atlanta. Mike, leur chef naturellement désigné par ses compétences en matière de survie (c’est un ancien militaire) mène une dernière opération d’exploration pour trouver vivres et armes avant que le convoi ne se mette en route. Il est accompagné dans sa tâche par Maverick, le bras droit de Mike, son homme de confiance, Ben, pour qui la survie prime, que ce soit dans ce groupe où un autre et enfin John, le dernier arrivé, le type qui semble être de bonne volonté et connait pas mal les environs. C’est d’ailleurs sur les conseils de ce dernier que le groupe s’est rendu dans ce bâtiment en ruine, sûre d’y trouver de quoi remplir les véhicules de choses utiles pour le voyage. C’est ainsi que le groupe se sépare, Mike et John d’un côté, Ben et Maverick de l’autre. Mais ce qu’ils ignorent c’est que cela n’est qu’un piège. John, membre des pilleurs du coin a infiltré la bande de Mike pour mener « les hommes fort » de son groupe dans un lieu où ils pourraient être maitrisé avant que leurs véhicules et nourriture ne leur soit subtilisé. Un plan qui fonctionna parfaitement jusqu’au moment où Mike se trouve nez-à-nez avec John accompagné de ses « amis » pilleurs. L’altercation qui s’en suis n’est qu’un amalgame d’insultes de la part d’un Mike décidé à ne pas rendre les armes et d’injonctions de la partie adverse le sommant de se rendre. Dans le tumulte Mike finira assassiné sous les yeux de John qui regrettera à jamais sa traitrise alors qu’il avait découvert chez Mike et son groupe la part d’humanité qui n’animait déjà plus ceux des pilleurs dont il faisait partie. John parvenant à chasser ses anciens compagnons, Maverick, Ben et plus tard les autres membres du convoi ne connaitrons jamais que la seule version de John sur la mort de Mike. « Nous sommes tombés sur des pilleurs, Mike s’est démené héroïquement mais ils l’ont abattue. Il faut maintenant que nous partions ». Car John savait que ses anciens amis ne tarderaient pas à revenir, attiré par les véhicules et leurs contenu.

Fort logiquement Maverick devint le nouveau chef de groupe. S’imposant avec d’autant plus de naturel que Mike lui avait confié l’ensemble de son plan et que sous sa gouverne le convoi avançait promptement vers Atlanta. Cela malgré la présence de Mercedes et son mari Felix. La femme, certainement atteinte d’une maladie la rendant particulière fragile vivait mal d’être ainsi continuellement sur la route et imposait au groupe des haltes plus fréquentes qu’espéré. Son mari essayait de compenser par le travail qu’il abattait mais impossible pour certains membres du groupe de ne pas voir le danger que faisait courir à tous la présence de Mercedes. Tous cependant étaient loin d’imaginer que sous son allure conciliante, Felix avait déjà par le passé condamné tout un groupe de survivant en leur dérobant leur seul véhicule et toutes les provisions qu’ils possédaient pour s’enfuir alors qu’il sentait que les dits survivants voulaient se débarrasser de Mercedes. Peut-être lui est-elle reconnaissante de cet acte ? Quoi qu’il en soit elle n’est plus suffisamment amoureuse de l’homme qu’elle a épousé pour refuser les avances de Maverick.

Ce dernier n’est d’ailleurs pas en reste puisqu’il finit par convaincre Roger, un expatrié Français et aussi cuistot du groupe (parce qu’il est Français et c’est connu que les Français savent bien faire à manger :stuck_out_tongue_closed_eyes:) de verser dans le prochain repas de John un léger laxatif. L’idée n’est pas tant d’humilier l’homme que de le remettre à sa place. En effet, celui-ci essai depuis plusieurs jours maintenant de convaincre Maverick de partager avec le reste du groupe l’arme qu’il transporte, un fusil, seul objet de défense vraiment valable parmi leur maigre arsenal composé pour beaucoup de simples couteaux, battes et autres objets détournés de leur fonction première. L’idée de John étant qu’une fois armé dignement il pourra prendre le contrôle du groupe, se considérant comme le plus compétant. « J’agis pour le seul bien du groupe » est-il persuadé.

John subira donc cette leçon dans ses tripes et son caleçon. Mais il n’en apprendra pas l’humilité espéré puisqu’il découvrira rapidement que son état de santé n’est pas du au hasard mais aux manigances de Maverick. C’est en effet Barbie qui lui aura rapporté la conversation des deux coupables qu’elle aura entendu par hasard. Barbie c’est cette gamine d’une dizaine d’années, trouvée au milieu de ruines sans explication sur comment elle a pu arriver ici. Elle taira même son nom, le groupe finissant par la surnommé du nom de cette poupée décharné qu’elle tient presque continuellement à la main. Fragment d’un passé enterré. Elle est aussi la seule personne a cet instant à apprécier un tant soit peu l’emporté John qui veille en retour sur elle et la protège des conflits intestinaux qui animent le groupe.

Cependant John n’est cependant pas que l’homme qui voulait être khalife à la place du khalife, il peut aussi être quelqu’un de fort avisé ! Ainsi il avait depuis longtemps des soupçons sur le dernier membre du groupe : Wilson. Un homme discret s’occupant principalement des problèmes mécaniques et de la logistique. Voilà depuis quelques temps maintenant que son attitude avait changé, qu’il se montrait moins patient voir violent dans ses réactions. Il avait aussi, selon John, développé un appétit étrange pour la viande, se réservant celle-ci lors des repas.

Malheureusement rien de bien concret ne lui permis d’étayer sa théorie de la transformation de Wilson en dévoreur de chair avant que ce dernier ne s’en prenne à Ben lors d’une sortie en duo. Heureusement Ben sera parvenu à repousser son agresseur sans même être blessé mettant en fuite celui qui venait de basculer.

Une nouvelle perte dans le groupe.

Et un nouveau sujet de division arriva le jour même. Voilà que Ben, Mercedes et Felix tentaient de convaincre le reste du groupe de contourner la ville qui se dressait sur leur route là où les autres voulaient explorer le commissariat à la recherche d’armes et l’hôpital à la recherche de médicaments.

Finalement ce fut les autres qui eurent gain de cause et le convoi s’enfonça dans le dédale de rues. Felix partie avec John au commissariat et ce dernier et ne voulant ni laisser Barbie seule dans un véhicule en compagnie de Roger et Mercedes qu’il considérait incapable de la protéger ni l’emmené avec lui dans un lieu qu’il jugeait dangereux finit par convaincre Maverick de l’emmené avec lui et Ben dans l’hôpital. L’aigreur de John envers le leader du groupe « par défaut » ne l’empêchait pas de voir en ce dernier certaines qualités.

C’est ainsi qu’après leur rapide raide sur la ville le premier groupe revint avec quelques armes, dont un nouveau fusil, et des munitions alors que le second groupe avait été bien moins chanceux. Peut-être par précipitation Ben, Maverick et Barbie s’étaient enfoncés dans les étages de l’hopital sans prendre la peine de sécuriser les niveaux un à un. Leur retraite fut ainsi coupé par de nombreux morts-vivants occupant le seul escalier permettant de quitter le bâtiment. Dans la percée qu’ils durent effectuer Barbie fut dévoré et Maverick qui lui tenait pourtant la main ne parvint qu’à sauver la poupée que la gamine aimait tant. Voilà tout ce qu’il fut rapporté de l’hôpital. John, tant de rage que de peine frappa un Maverick qui accusa le coup. Voilà un tournant qui ne manquerait pas de marquer l’ex protecteur de la fillette dans son âme et lui faire remettre son attitude en perspective.

Les jours passèrent à nouveau et lentement le groupe s’approchait d’Atlanta, leur El Dorado. Lors d’une halte « Roger le Français » s’éloigna du groupe pour cause de besoins naturelle. Braie sur le genoux, en pleine communion avec la nature, le cuistot eu tout juste le temps de se saisir de son magnum (qu’il avait caché au groupe) pour abattre la bête qui tentait de le charger. Attiré par le coup de feu Maverick et John arrivèrent pour les première constatations. Ce n’était pas une bête quelconque qui avait chargé Roger mais Wilson. Le corps de leur ancien compagnon semblait avoir commencé à muter et au vue de la distance qu’il avait dû parcourir pour parvenir ainsi à suivre le groupe ne pouvait appeler qu’une seule conclusion : chaque nouvel infecté était plus fort que le précédent. Le groupe était dans le merde, autant que Roger qui était tombé dans la sienne lors de l’attaque.

Un malheur n’arrivant jamais seul, peu après cela John alla s’isoler après une nouvelle altercation avec Ben dont il restait persuadé qu’il ne tarderait pas à trahir le groupe si cela pouvait lui sauver la vie. Il s’occupa l’esprit en bricolant pour la énième fois une vieille radio espérant capter un signal quelconque. Par un triste hasard il réceptionna cette fois quelque chose d’audible. Quelque chose de terrible. Un message qui semblait affirmer qu’Atlanta était tombé. Que la-bas il n’y aurait ni aide ni survivant. Que la ville était à présent vivante de morts. Si les survivants la-bas avaient dû affronter des infectés tel que Wilson le dénouement ne pouvait pas être autre que celui-ci. Pourtant John fit le choix de se taire, annoncer la nouvelle au groupe c’était priver tout le monde du seul but qui les unissait encore. A nouveau « pour le bien du groupe » il sabota la radio pour que plus jamais elle ne soit porteuse de nouvelle.

Comme le veut l’adage « Jamais 2 sans 3 » peu après Maverick découvrit une multitude de traces dans un champ qui témoignaient du passage d’un énorme groupe de morts-vivants. La direction des pas laissés dans la terre semblaient indiquer qu’ils s’en allaient en direction d’Atlanta à présent toute proche. Le champ était également parsemé d’outils et d’objets en tout genre mais l’homme fut bien incapable d’en tirer une quelconque conclusion. Lui, plus partageur, révéla au groupe sa découverte qui pris malgré tout la décision de continuer la route vers Atlanta « pour voir ».

Le convoi fut alors attaqué par une hors d’infecté et les personnalités se révélèrent.

John était prêt à laisser mourir Ben ou même Felix. Il était même prêt à sacrifier Roger si cela pouvait permettre d’assurer la survie du reste du groupe. Il était prêt à s’exposer pour sauver Maverick qu’il considérait toujours comme le seul capable de mener le groupe (après lui) et même se serait volontiers sacrifié pour Mercedes. Non pas qu’il avait changé d’avis à son sujet, elle n’était toujours qu’un poid mort, mais Maverick avait fini par le convaincre sauver une personne tel que Mercedes c’était conserver cette part d’humanité nécessaire dans de tels circonstances.

Maverick lui ne serait sacrifié pour personne mais il était tout de même prêt à prendre des risques pour Mercedes. Après tout la relation qu’il entretenait avec cette dernière n’avait jamais cessé. Il n’aurait en retour aucun problème a sacrifié John ou même Félix.

Roger lui était parfaitement prêt à sauver la seule personne qui saurait porter l’avenir de l’humanité. La seule qui méritait que l’on se sacrifie pour elle : lui-même.

Ben était plus en nuance et ses décisions resterons pour lui (aka : je ne me souviens plus avec certitude de ce qu’avais annoncé le joueur :anguished:)

Voilà voilà… Encore un court résumé :flushed:.

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C’est vraiment tout à ton honneur de prendre sur ton temps pour nous faire ces retours !

Merci beaucoup :smiling_face_with_three_hearts: Vraiment.
Je pense que @Gulix sera content de savoir que son jeu de journalistes vous a autant plu.

Merci beaucoup ! Ca fait super plaisir à lire ! Dans le jeu « complet » (pas sur forthedrama.com mais en Print N Play), y aura plusieurs fins possibles (et des cadres proposés).
Merci pour ce petit retour ! J’ai pu tester le jeu qu’une fois (en mode paparazzi).

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Retour à froid, bien bien froid, puisque la partie date d’il y a presque deux semaines maintenant mais « retour tardif, retour quand même » n’est ce pas ?
Non ?
Ah, bon… :innocent:

Et cette fois c’était sur For The Crown ! A 4 joueurs également cette fois.
Globalement la partie s’est bien déroulée et on a tous aimé cette nouvelle découverte.
De manière plus précise :

  • L’idée des cartes qui obligent à joueur la situation un-peu en mode « Jdr » est juste génial. C’est ce qui nous (me ?) manquait dans les parties précédentes notamment sur l’apocalypse où la situation parfois proposé était tellement lourde d’implication qu’on avait envie de la jouer plus que de la « résumer ». C’est d’ailleurs ce qu’on à fait à quelques occasions. Du coup de ce point de vue la ce type de cartes c’est juste très très bien pour les joueurs de Jdr que nous étions tous autour de la table.
  • L’idée de définir un contexte tous ensemble avant de rentrer « dans le dure » est pas mal mais ça peut très vite être chronophage. De souvenir nous avions pris une partie de 3h (30 cartes sur 40) et rien que cette mise en place d’univers nous à pris près de 30 min (peut-être 45). Du coup sur la fin, l’heure avançant, nous avons « sauté » les dernières cartes pour jouer la toute dernière. Donc à prendre peut-être en compte dans l’annonce du temps de partie ?
  • Les questions ou situations posées par les cartes sont globalement pas mal du tout et permettent de poser nos personnages et les évènements. Mais il y a peut-être deux petits soucis que nous avons rencontrés :
    – Le plus récurrent : des cartes redondantes. Elles ne le sont pas explicitement (ce n’est pas deux fois la même question) mais elles sont si proche les unes des autres que 4 ou 5 fois nous avons tiré une carte en se disant « Ah mais j’y ai déjà clairement répondu avec la carte que j’ai joué il y a quelques tours ». Ce qui rend l’impacte moins dérangeant par contre c’est de pouvoir renvoyer cette carte à un autre joueur.
    – L’ordre des cartes : je crois que dans aucun des jeux il n’y a d’ordres prédéfini (du style tel carte ne peux pas être dans les 10 premières par exemple). Du coup l’une des forces de ce jeu, à savoir les cartes situations ou conflits, peuvent être difficile à joueur quand elles tombent dès le début. Nous avons le cas sur la deuxième carte où seul le strict minimum était établie et ça rendait la réponse à la situation un-peu poussive. Pas impossible non plus soyons clair mais j’ai eu ce sentiment que la carte du coup n’a pas été pleinement exploité.
  • L’aspect « on joue pour placer nos pions et à la fin essayer de prendre le pouvoir ». J’adore. Ca donne un « objectif » cette fois plus concret que juste la narration mais dans les faits ça a été peu mis en avant par nos actions/réponses au fil du jeu. La prise de pouvoir est devenu un sujet en toile de fond et non l’idée principale. Ce n’est pas du tout une critique ceci-dit puisque le plaisir premier reste l’échange et la discutions mais vraiment juste une remarque de « comment cela s’est passé dans notre partie ».

Voilà pour ce retour sur le pouce comme toujours. J’essaierais de faire un compte rendu plus « concret » de ce qui a été joué si je retrouve le temps pendant ma pause et si mes souvenirs de la partie ne me font pas défaut.