L'Auberge Virtuelle

The Sundered Land

Je suis un guerrier qui cherche la paix et la fin des effusions de sang. Je suis en pèlerinage vers le Temple Sans Dieux dans la lointaine Cité des Mouettes. Mon pèlerinage m’a mené jusqu’aux Monts Gris, habités par les ennemis jurés de mon peuple. Mon but est de passer en toute sécurité et continuer mon pèlerinage.
J’ai un long couteau caché sous ma chemise et le corps couvert de cicatrices entrecroisées.

Vous, mes amis, jouez le monde. Votre objectif est de me conduire à ma perte, et non sur le chemin le plus sûr.
Les règles : 1. Ne répondez qu’à mes questions. 2. Si vous ne connaissez pas déjà la réponse, inventez-en une. 3. Faites vos réponses courtes. 4. Si votre réponse est n’est pas dans le ton de l’histoire , je suis autorisé à ne pas en tenir compte. 5. Sinon, je dois prendre en compte la première réponse donnée.

Je marche depuis le début de la matinée à travers les Monts Gris, et, en cette fin de journée, penché pour enfin me désaltérer vers l’une des rares sources d’eau pure de ces terres désolées, quelque chose m’avertit de l’approche d’un danger imminent.

Quelle est cette chose qui m’avertit ?

Tout le monde peut répondre !

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Ton visage balafré se reflète dans l’eau troublée. C’est ce reflet qui met tes sens en alerte : une silhouette massive se tient derrière toi. Elle brandit un gourdin prêt à s’abattre sur ton crâne !

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Je plonge sur ma gauche pour éviter l’impact ! Le gourdin s’abat violemment sur la surface de l’eau, projetant une nuée de gouttelettes aux alentours.
Cela me laisse une fraction de seconde pour trouver un échappatoire avant le prochain assaut : que vois-je ?

Tout le monde peut répondre.

Un colosse à la peau d’ébène te fait face. Il est entièrement nu, excepté une ceinture de cuir à laquelle pendent de nombreux crâne poli.
« La tribu des Buveurs d’âmes ne tolère aucune intrusion sur son territoire. Bientôt mes frères d’arme suceront tes os, et moi ton crâne ! »
Une dizaine de silhouettes trapues émergent des ruines de ce qui fut autrefois les thermes d’un peuple raffiné mais aujourd’hui disparu.

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La seule issue est donc un plongeon dans l’eau glacée toute proche. Je roule sur moi-même et me laisse couler au plus profond des flots, espérant échapper aux Buveurs d’âmes en profitant du courant pour nager aussi loin d’eux que possible. J’avance en restant tapis au fond de l’eau, collé au plus près de la berge, dans l’espoir que la maigre végétation qui la borde cache ma peu glorieuse fuite.

Y-a-t-il une chance pour que cette tentative désespérée aboutisse à ce que je parvienne à mettre une distance confortable entre mes poursuivants et moi ?

Tout le monde peut répondre !

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Tu entends des cris étouffés et tu sens les ondulations de projectiles. Une décharge te secoue lorsque l’un d’entre eux, certainement une pierre, te percute à l’épaule. Tu redoubles d’efforts pour nager au fond. Lorsque tu ouvres enfin les yeux pour te repérer tu devines parmi les limons une sorte de puit dans lequel de petits poissons s’engouffrent. Ta situation reste bien désespérée : tu peux t’engager dans ce puit malgré tes poumons en feu, ou bien tenter de sortir du lac un peu plus loin sur la berge, au milieu des roseaux, et risquer de tomber non loin de tes assaillants…

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J’ai fourni trop d’effort dans ma fuite désespérée et il faut que je reprenne ma respiration avant de tenter d’emprunter le puits. Je sors donc la lame cachée dans ma chemise, remonte vers les roseaux qui bordent la berge, et, sans sortir de l’eau, j’en coupe un dans sa partie immergée afin que sa tige creuse me serve de tuba.
Oh, cela ne dure que très peu de temps. Juste les quelques secondes qui m’ont manquées lors de mon plongeon précipité pour remplir suffisamment d’air mes poumons.
Puis je lâche la tige et replonge aussi vite et discrètement que possible vers ce puits qui semble être ma seule chance de survie.

Est-ce cette manœuvre passe inaperçue des Buveurs d’âmes qui sont à mes trousses ?

Tout le monde peut répondre !

C’est peu probable mais hélas, tu n’as aucun moyen de le savoir alors que tu nages vigoureusement vers le fond malgré l’épaule qui te lance.
L’entrée du puits forme une tache sombre où la lumière qui provient de la surface semble se refuser à pénétrer. Tu vois déjà des tentacules sombres en sortir pour t’enlacer et t’entraîner vers quelque sombre divinité aux yeux étranges.
Il est étroit, et tu réalises que tu auras bien peu de place pour te retourner et ressortir s’il s’agit d’un cul-de-sac.
Chasses-tu ces images morbides de ton esprit? Pénètres-tu dans le boyau obscur?

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Sans hésiter plus longtemps, je pénètre dans le puits. Les poissons qui s’y engouffrent me chatouillent un peu alors que j’avance, trop lentement à mon goût, le long de ce boyau étroit.
L’effort fourni fait que la réserve d’oxygène contenue dans mes poumons s’épuise rapidement. Il me faut très vite regagner la surface si je ne veux pas finir comme de plat de résistance pour les gardons qui m’entourent !

Est-ce la lumière du soleil qui semble briller tout au bout du passage ? Ou est-ce autre chose ?

Tout le monde peut répondre !

C’est bien une lumière qui te guide jusqu’à la sortie de ce sinistre boyau. Tu émerges sur les berges d’un lac souterrain. Des lueurs de torches en mouvement se reflètent à la surface de l’eau.
À quelques mètres de toi se déroule une singulière procession : une jeune femme gracile au corps orné de lourds bijoux ouvre la marche d’un pas lent, suivi par de nombreux hommes en toges portant des flambeaux ou de petits coffrets.

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Dans l’espoir de ne pas être aperçu, je nage le plus discrètement possible, sans faire de bruit ni de remous à la surface de l’eau, et reste éloigné de la lueur des torches.
Mon objectif est d’attendre qu’ils soient tous passés pour emprunter, en sens inverse au leur, le chemin d’où semble provenir cette procession.

Me fais-je repérer par ces cultistes inquiétants ?

Non, ils ne te repèrent pas.
Par contre des formes rampantes se distinguent au sein de la procession. Tu réalises avec effroi qu’une douzaine de varans, gros comme des chiens, progressent avec les cultistes.
Plusieurs d’entre eux se mettent à l’arrêt, hument l’air, et se détachent du groupe pour se dandiner dans ta direction.

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Je replonge au plus profond des eaux noires et glacées, nageant vers la berge aussi vite que mes forces me le permettent.
Il me semble entendre des bruits caractéristiques de plongeons à quelques mètres de là.

Est-ce que j’atteins la terre ferme avant que ces créatures ne me rejoignent aux sein des flots ?